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Bilan énergétique de la construction d'une fuste

Fustes et CO2 

Le bois, renouvelable et recyclable, participe à la lutte contre l’effet de serre en captant le CO2 : selon l’Ademe, 1m3 de bois stocke 1,9 tonne de CO2.

La maison en rondins (ou fuste ou maison en bois brut) réunit 3 critères fondamentaux pour une construction bioclimatique :

  •  l’efficacité énergétique, en isolant efficacement la maison
  • un matériau sain, car le bois est respectueux de l’environnement et de la santé. Le bois respire, participe à une atmosphère saine dans la maison en évitant la condensation.
  •  un matériau non polluant : pas d’énergie grise pour sa fabrication, et très peu pour son transport avec un bois de provenance locale. Au contraire, le bois contribue à stocker le carbone produit en excès par les activités humaines

La construction d’une seule maison en bois massif (ou bois brut) permet ainsi de piéger la quantité de carbone produite par l’émission de gaz carbonique lors de la fabrication du ciment nécessaire à la construction de 4 maisons en béton ! (Extrait de l’Art de la fuste, de Thierry Houdard).

Bois et CO2

Le mécanisme de la photosynthèse et le puits de carbone

Les arbres, comme tous les végétaux ayant une activité photosynthétique, captent le CO2 atmosphérique, rejettent l'oxygène et utilisent le carbone pour élaborer les molécules (cellulose, lignine …) constitutives du bois. Dans une forêt en croissance, la quantité de CO2 fixée est supérieure à celle rejetée par la respiration des arbres et la décomposition des parties mortes (branches et feuilles retombées au sol, …).

 L'excédent de carbone atmosphérique fixé par rapport aux émissions liées à la respiration des végétaux et à la décomposition des parties mortes permet aux forêts en croissance de constituer des « puits » de carbone.

La récolte du bois dynamise le puits forestier

Pour conserver à une forêt son rôle de puits, il est indispensable d'éviter que celle-ci ne vieillisse de manière excessive.

La récolte des bois sur une ou plusieurs parcelles d'une forêt (suivi de la plantation d'arbres nouveaux, ou d'une régénération naturelle à partir des arbres conservés) permet d’éviter le vieillissement des peuplements tout en assurant la production de biens séquestrant eux-mêmes du carbone.

Un mode de gestion forestière qui consisterait à ne plus récolter les bois permettrait de constituer des stocks considérables de carbone en forêt. Il présenterait toutefois un triple inconvénient du point de vue de la lutte contre le changement climatique :

  • Au bout d’un certain temps, la fixation de carbone est compensée par la respiration et l’action des décomposeurs (le puits forestier est « saturé »),
  • L’absence de récolte de bois ne permet pas la production de biens séquestrant eux-mêmes du carbone,
  • Des stocks de carbone élevés rendent les écosystèmes forestiers plus vulnérables aux risques d’incendie et conduisent in fine à des émissions de CO2 très importantes. 

 

Energie grise ?

L'énergie grise, c'est « la somme totale de l'énergie nécessaire à assurer l'élaboration d'un produit, et ceci de l'extraction du/des matériau(x) brut(s), le traitement, la transformation, la mise en oeuvre du produit, ainsi que les transports successifs qu'aura nécessité la mise en oeuvre. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. »*

(*Source "L'energie grise dans la filière bâtiment et travaux publics de Erik Niemann, chargé de mission auprès de la MGC/DRAST.)

Evaluation de l'énergie grise d'un matériau :

Le calcul global repose sur la prise en compte de chaque phase de production et de transformation, également appelée l'Analyse des Cycles de Vie :

  • La production ou l'extraction
  • Le stockage
  • Le transport
  • L'emballage
  • Les déchets induits
  • Jusqu'à la mise en décharge pour les matériaux non recyclables

On peut ainsi évaluer la consommation d'énergie en kWh/tonne pour l'élaboration d'un matériau, tout au long de son cycle de vie. On constate, par exemple, dans le tableau ci-dessous, que le contenu en énergie grise de l'aluminium est près de 50 fois supérieur à celui du bois.

Matériaux

Contenu énergétique en kWh par tonne*

Aluminium de 1ère fusion 33 700
Polystyrène expansé 23 200
Laine de verre 13 770
Acier profilé 11 600
Béton armé 790
Bois 700

* source négaWatt

Bois Aluminium polystyrène

 

On peut donc conclure que l'énergie dépensée au cours de ce cycle dépend notamment de la complexité d'élaboration du produit.

Selon le CNDB (Comité National pour le Développement du Bois), le bois, exploité durablement, possède un bilan carbone neutre. C'est à dire que le CO2 rejeté dans l'atmosphère pour sa production, sa transformation et son recyclage est totalement absorbé par la forêt. On peut affirmer qu'il s'agit d'un matériau à faible énergie grise, que l'on doit donc considérer une solution efficace de lutte contre l'effet de serre.

 

 

 

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